L’été a fini par tirer sa révérence et laisser place à des températures plus automnales… A moins que ce ne soit déjà l’hiver ? Mais là n’est pas le sujet, c’est surtout que le J1 a pu enfin ré-ouvrir ses portes après sa fermeture estivale, rappelons-le, causée par l’impossibilité de climatiser ce grand hangar au toit de tôle.
Et exposition intéressante s’il en est, c’est Charles-Édouard Jeanneret-Gris, plus connu sous le nom du « Corbusier », qui est à l’honneur jusqu’au 22 décembre prochain.
Marseille en live ! a tenu à y faire un tour malgré un tarif plutôt élevé, afin de mieux connaître celui qui, entre 1945 et 1952 a révolutionné les genres au point de gagner à Marseille un nouveau sobriquet, « Le Fada ».
Car si on pense le connaître en se référant à sa carrière d’architecte et d’urbaniste, symbolisée notamment par la célèbre Unité d’Habitation, la Cité Radieuse de Marseille, c’est en réalité sous-estimer le talent de l’un des principaux représentants du mouvement moderne qui était aussi sculpteur, peintre et décorateur. Pardon du peu.
Forte d’un grand succès, l’exposition attire les foules, comme on peu s’en apercevoir en gagnant le fond du hangar, billet en poche. Je décide alors de remonter l’exposition en sens inverse, découvrant ainsi l’artiste et son oeuvre de façon antéchronologique. Et s’il est tentant de regarder dehors pour apprécier la vue offerte depuis le J1 sur le port de Marseille, il faut bien avouer que Le Corbusier étonne, surprend, voire fascine.
Entre sculptures, tapisseries et autres peintures, j’ai en premier lieu le sentiment de découvrir l’oeuvre d’un artiste proche de Picasso. Les puristes et autres amateurs d’art auront tôt fait de s’offusquer de ma vision naïve de la chose et de rétorquer que cubisme et surréalisme n’ont pas grand chose à voir avec modernisme et brutalisme, et je les rassurerai en répondant que je ne suis qu’un vulgaire amateur ne connaissant pas grand chose à l’art.
En revanche, j’ai pu marquer une plus grande compréhension pour ses talents d’urbaniste et son histoire avec Marseille et la France, mais aussi avec l’Inde. Frappé par l’ampleur de son oeuvre, restituée sous formes de nombreuses – et passionnantes – maquettes et autres esquisses ou photographies, je ne parvenais à me détacher de ces fragments d’histoire et de talent exposés sous vitrines. Bois, plâtre, coupes, plans, Le Corbusier maniait la colle et le crayon comme personne pour imaginer des bâtiments tous plus édifiants les uns que les autres, de l’église au musée en passant par de petits pavillons et autres villas. « Oser et vouloir créer », voilà l’une de ses citations qui reflète le mieux l’oeuvre de sa vie.
Et c’est complètement admiratif que j’ai pu quitter les lieux, me décidant sur les marches de métal du J1 de visiter très prochainement la Cité Radieuse. A suivre !











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